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 Enfant et Ado

Déjà des "coups durs" 

-Scarlatine-Septicemie-Rhumatisme articulaire

J'avais 8 ans : un épisode fiévreux qui commence comme une angine ...et puis la fièvre qui monte à 40° , le médecin de famille appelé détecte un abcès dans ma gorge qui s'est percé , l'infection donc certainement répandue dans le sang ...il n'hésite pas une seconde , il téléphone à l'hôpital qui est à une vingtaine de km pour prévenir et il nous embarque dans sa voiture ma mère et moi pour nous y conduire. Oui à l'époque , les médecins de famille, surtout dans les villages c'était des gens qui n'avaient pas peur de payer de leur personne , en plus les services d'ambulance n'étaient pas aussi performants qu'actuellement.Le diagnostic tombe : scarlatine atypique + septicémie .Les traitements antibiotiques étaient aussi bien loin de ce qu'ils sont aujourd'hui .

La pénicilline venait d'être découverte mais était administrée par injection hyper douloureuses dans la fesse....j'ai eu droit à une injection toutes les 3h de jour et de nuit....mauvais souvenir mais le traitement a été efficace .Par contre j'ai eu ldeux effets secondaires à la scarlatine :

-D'abord ma peau qui partait en lambeaux

-Ensuite une crise de rhumatisme articulaire .J'ai eu droit à 3 mois de repos sans école.....et ces 3 mois je les ai passés à Namur (enfin , Jambes, Bouge) dans la famille de papa .J'y ai été vraiment très choyée .

De ce séjour je garde un excellent souvenir!

Grave Dépression

Je ne me souviens plus très bien quel âge j'avais , je sais juste que j'étais dans le degré supérieur du secondaire . Je ne me souviens  pas des signes  dépression que je montrais , je sais juste que j'avais mal au ventre.Les causes étaient certainement diverses 

- de la solitude déjà , causée par une sorte d'inadaptation

- la situation familiale , ma mère qui n'avait de cesse de détruire à nos yeux l'image de notre père qui pourtant était un bon père , mon papa

- Et bien sur la préférence très marquée que ma mère (ma mère, pas ma "maman" la nuance est grande) avait pour mon frère

Enfin soit  il m'est diagnostiqué une sévère dépression pour laquelle je suis hospitalisée dans une clinique appelée "Centre de Neurologie".C'est là que voyant mon manque de confiance en moi le neuropsychiatre m'a dit que mon quotient intellectuel est nettement supérieur à la normale....ceci explique sans doute cela :  cette difficulté que j'ai toujours à "m'insérer"... ce n'est donc pas nécessairement "un cadeau"(et je n'en parle pas pour me vanter ) mais c'est associé à une très grande sensibilité et ce côté là , même si cela a son côté "difficile",  je trouve que c'est un cadeau parce que ça permet de ressentir plein de choses , de joies.

Je me souviens peu de cette période , enfin pas vraiment dans les détails....sauf que j'entend encore ma mère me dire lors d'une de ses visites , que c'est papa qui était responsable de mon état......quelle méchanceté!!!C'était vraiment une méchante femme!

Je me souviens aussi de ma compagne de chambre, une petite fille de 11 ans soignée pour une sévère anorexie...on lui avait donné beaucoup trop de responsabilités pour son âge dans sa famille , c'était une ferme .

Je me souviens aussi de deux "traitements de choc" que l'on administrait à l'époque dans les cas dits sérieux.....

-Des piqures de sommeil....une anesthésie provoquée deux fois par semaine....

-Les comas que l'on provoquait avec des perfusions de glucose....je crois 2 fois par semaine aussi après l'échec du premier traitement.On nous réveillait au bout de quelques heures avec des injections d'insuline

C'étaient des traitements assez barbares qu'on utilise heureusment plus de nos jours (je crois) Je suis restée un peu plus de trois mois dans cette clinique où finalement quand même je me sentais bien, protégée du monde!

 

 

Fracture de la Rotule

 

Je devais avoir environ 18 ans et je roulais beaucoup à vélo .La route principale du village était un peu enconbrée de boue...un coup de frein et me voilà par terre.Mais bien sur à cet âge peur surtout du ridicule , je remonte sur mon vélo malgré la douleur et je rentre à la maison.

Le lendemain matin mon genou avait doublé de volume , impossible de poser mon pied à terre.Me voilà donc partie avec papa sur la vespa jusqu'à l'hôpital le plus proche...radio , verdict : fracture de la rotule .Je me retrouve avec un plâtre qui prend toute la jambe .Rien de dramatique mais c'est le petit "coup" qui a consolidé mon désir d'arrêter mes études....puisque déjà ma mère avait déclaré qu'elle payait des étude "à son fils"....moi j'aurais voulu devenir infirmière mais il m'a donc fallu y renoncer.

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