Grave Dépression
Je ne me souviens plus très bien quel âge j'avais , je sais juste que j'étais dans le degré supérieur du secondaire . Je ne me souviens pas des signes dépression que je montrais , je sais juste que j'avais mal au ventre.Les causes étaient certainement diverses
- de la solitude déjà , causée par une sorte d'inadaptation
- la situation familiale , ma mère qui n'avait de cesse de détruire à nos yeux l'image de notre père qui pourtant était un bon père , mon papa
- Et bien sur la préférence très marquée que ma mère (ma mère, pas ma "maman" la nuance est grande) avait pour mon frère
Enfin soit il m'est diagnostiqué une sévère dépression pour laquelle je suis hospitalisée dans une clinique appelée "Centre de Neurologie".C'est là que voyant mon manque de confiance en moi le neuropsychiatre m'a dit que mon quotient intellectuel est nettement supérieur à la normale....ceci explique sans doute cela : cette difficulté que j'ai toujours à "m'insérer"... ce n'est donc pas nécessairement "un cadeau"(et je n'en parle pas pour me vanter ) mais c'est associé à une très grande sensibilité et ce côté là , même si cela a son côté "difficile", je trouve que c'est un cadeau parce que ça permet de ressentir plein de choses , de joies.
Je me souviens peu de cette période , enfin pas vraiment dans les détails....sauf que j'entend encore ma mère me dire lors d'une de ses visites , que c'est papa qui était responsable de mon état......quelle méchanceté!!!C'était vraiment une méchante femme!
Je me souviens aussi de ma compagne de chambre, une petite fille de 11 ans soignée pour une sévère anorexie...on lui avait donné beaucoup trop de responsabilités pour son âge dans sa famille , c'était une ferme .
Je me souviens aussi de deux "traitements de choc" que l'on administrait à l'époque dans les cas dits sérieux.....
-Des piqures de sommeil....une anesthésie provoquée deux fois par semaine....
-Les comas que l'on provoquait avec des perfusions de glucose....je crois 2 fois par semaine aussi après l'échec du premier traitement.On nous réveillait au bout de quelques heures avec des injections d'insuline
C'étaient des traitements assez barbares qu'on utilise heureusment plus de nos jours (je crois) Je suis restée un peu plus de trois mois dans cette clinique où finalement quand même je me sentais bien, protégée du monde!
Fracture de la Rotule
Je devais avoir environ 18 ans et je roulais beaucoup à vélo .La route principale du village était un peu enconbrée de boue...un coup de frein et me voilà par terre.Mais bien sur à cet âge peur surtout du ridicule , je remonte sur mon vélo malgré la douleur et je rentre à la maison.
Le lendemain matin mon genou avait doublé de volume , impossible de poser mon pied à terre.Me voilà donc partie avec papa sur la vespa jusqu'à l'hôpital le plus proche...radio , verdict : fracture de la rotule .Je me retrouve avec un plâtre qui prend toute la jambe .Rien de dramatique mais c'est le petit "coup" qui a consolidé mon désir d'arrêter mes études....puisque déjà ma mère avait déclaré qu'elle payait des étude "à son fils"....moi j'aurais voulu devenir infirmière mais il m'a donc fallu y renoncer.